Croisière en Méditerranée

Jour après jour

PORQUEROLLES


Lundi 20 août 2007

J'ai bien dormi d'une traite malgré le mouvement léger des vagues sous le bateau. Je me suis réveillée à 7h 15 ! Ce qui s'appelle avoir bien dormi...

Le ciel est gris, mais le ciel s'ouvre vite vers le grand bleu. On prend le petit déjeuner vers 9 hres. Je vais me recoucher dans le duvet, parce que j'ai froid.



Jour à quai à Porquerolles à cause du grand vent


Vers 10h 30 je décide d'étrenner le bloc douches du port de Porquerolles, parce que je n'en ai pas pris hier. Quand on est au port, on prend la douche au port et pas sur le bateau, c'est parait-il la coutume.

Déjà c'est très venté, et je m'y rends avec la polaire sur le dos. Le problème c'est le "grand saut" pour sauter à quai, et ensuite remonter sur le bateau. Vu le vent qu'il y a, l'espace est volontairement très grand. J'ai une frousse monstre de tomber à l'eau. Avec une main secourable ça marche.

J'arrive au bloc de douches. Il faut faire la monnaie avec une machine pour obtenir de quoi mettre exactement 1€ 50 dans l'autre machine pour obtenir un jeton car l'autre machine ne rend pas la monnaie.

Jusque là ça va, j'ai mon jeton. Les cabines de douches sont très spacieuses : une avancée permet de mettre ses affaires à sec, et la douche est bien isolée. C'est quand on met le jeton (donc on est à l'intérieur de la douche) que l'eau se met en route. Et là on ne sait pas pour combien de temps. Alors quand on veut se laver les cheveux, longs comme les miens, avec trois rinçages obligatoires... il faut bien s'organiser afin de ne pas se retrouver avec les cheveux plein de mousse et plus d'eau, et il y a personne de connaissance dehors pour aller me chercher un 2 ème jeton.

Comme vous savez que je suis une fille organisée, j'ai réussi à me laver et me rincer les cheveux.

Le pire que je n'ai pas supporté ça a été les cris des gamins hystériques dans une douche voisine. On aurait cru que leur mère les égorgeait, c'était épouvantable à entendre, et encore plus quand on a les yeux et la tête enfarinée du réveil.

Retour au bateau. Je mets mes serviettes à sécher sur le pont, je sèche mes cheveux (ah oui on a l'électricité sur le voilier, on est au port !). Et voila : plus rien à faire de la journée à cause du mauvais temps !

Martial est reparti sur le continent avec la navette pour régler son problème de connexion Internet. Les autres sont partis louer des bicyclettes. Comme je ne sais pas en faire, je suis restée à bord sur le bateau. Ennui total. Il y a des jours comme cela quand il ne fait pas beau...

Ils sont rentrés, et Vittorio et Alessandra en charge du dîner ont préparé les pâtes... à l'Italienne : ricotta, sauce tomate, et basilic frais. Ce fut le seul bon moment de la journée, des pâtes comme seuls des Italiens savent les faire, et quelle chance qu'on les avait ces deux-là ! Eux étaient "en mal" de pâtes, et nous on ne disait pas non.

Ensuite, on a regardé les photos de Martial des croisières qui nous ont précédés, sur son ordinateur. Couchés vers 23 hres.